Actualités fédérales et confédérales 

FORCE OUVRIERE

Grève du 5 novembre

Pour tenter de calmer la mobilisation,
le gouvernement manœuvre et lâche des miettes

Préparons la grève massive le 5 novembre !

Compte-rendu de la visio intersyndicale avec le ministère le 26 octobre

Confronté à une mobilisation historique qui depuis un mois n'a fait que s'amplifier, le gouvernement a fait des annonces ce lundi 26 octobre pour tenter de calmer la colère de la jeunesse et des personnels.

La FNEC FP-FO a fait le constat que :

  • le gouvernement manœuvre pour une sortie de crise à moindre frais, c'est-à-dire sans remettre en cause son budget d'austérité qui prévoit des dizaines de milliards de coupes dans les dépenses publiques, et sans remettre en cause les réformes qui ont délabré l'Ecole publique depuis 10 ans.
  • la majorité des annonces est prévue pour 2028, quand le gouvernement sera parti…
  • il continue de mépriser les organisations syndicales : nous ne sommes ni des « influenceurs », ni les extincteurs d'une crise dont seul le gouvernement est responsable. Celui-ci voudrait nous instrumentaliser à travers des groupes de travail, des discussions sans fin pour éteindre l'incendie. Pour la FNEC FP-FO il n'en est pas question. C'est au gouvernement de prendre de vraies mesures maintenant !

Parcoursup : quelques retouches, l'abrogation ce n'est pas pour tout de suite !

Plus de transparence sur les critères d'examen des vœux, la publication de données, sur l'explication des refus, un travail sur le droit à l'erreur et la réorientation. L'accompagnement à l'orientation commencerait dès la seconde, avec des journées d'immersion dans le supérieur pour les élèves de première et de terminale lorsque cela est possible. Une « simplification » est envisagée pour la campagne 2028. Des groupes de travail examineront notamment le contrôle continu.

Annulation des 836 suppressions de postes dans le second degré…

… Alors que nous voulons l'annulation de toutes les suppressions prévues au PLF, soit 1 588 et la création des postes à hauteur des besoins. Faut-il rappeler que 4 000 postes ont été supprimés à la rentrée 2026, dont 1 368 dans le second degré ?

Places dans l'Enseignement supérieur

Le ministère annonce 10 000 places supplémentaires en BTS à la rentrée 2027, 4 000 places en BUT sur deux années et 1 000 places pour accompagner la nouvelle licence portail santé. Des créations de postes d'enseignants sont évoquées pour 2027 et 2028... sans que cela soit chiffré. Pour rappel, plus de 120 000 jeunes n'ont pas eu accès à la filière de leur choix en 2026.

Effectifs des classes

Plafonnement à 28 élèves des secondes générales et technologiques dans les lycées les moins favorisés à la rentrée 2027. Extension aux autres lycées en 2028. Des réductions d'effectifs en groupes de première et terminale seraient recherchées « lorsque cela est possible ». Le PLF 2027 prévoirait 500 postes supplémentaires pour cette mesure.

Remplacement des professeurs

Le ministère annonce 920 autorisations de recrutement de contractuels depuis le 15 octobre, avec des recrutements en cours, ainsi que des heures supplémentaires et des moyens liés au PACTE.

Emplois du temps et contrôle continu

Objectif d'une heure de pause méridienne pour tous les lycéens dès la rentrée 2027. Un groupe de travail réexaminera le contrôle continu, la prise en compte des notes de première et l'organisation de certains enseignements, notamment scientifiques. La question de la réforme du lycée est totalement évacuée…

« Santé mentale »

Aux 300 créations d'emplois initialement prévues en 2027 pour les psychologues de l'Éducation nationale, infirmiers et assistants de service social s'ajouteraient 200 recrutements, soit 500 nouveaux postes annoncés. On est là aussi très loin du compte : il manque aujourd'hui 3 361 postes d'AS et 16 000 postes d'infirmières.

Bâtiments scolaires

Mobilisation annoncée d'une enveloppe de 4 milliards d'euros de prêts EduRénov d'ici 2030 pour les collectivités, et du Fonds vert pour accompagner 500 lycées sur le confort thermique d'été. Un projet de loi viserait à accélérer la remise en état des établissements récemment endommagés.

« Revalorisation des carrières »

Le ministère annonce des discussions à venir sur la revalorisation des milieux de carrière des enseignants… Mais quelle traduction dans le budget 2027 ? Tout ce que l'on sait, c'est qu'il maintient le gel du point d'indice pour tous les fonctionnaires, c'est-à-dire de nouvelles pertes de pouvoir d'achat.

En conclusion :

Le gouvernement ne prend pas beaucoup d'engagements puisque dans 6 mois il n'est plus là... Une réforme de Parcoursup en 2028 ? Les lycéens de Terminale apprécieront… Quant aux groupes de travail annoncés, pourquoi faire si ce n'est tenter de manœuvrer pour éviter de répondre aux revendications. Le chaos que vivent les personnels et les élèves dans les établissements a assez duré. Élèves et personnels ne cessent de faire remonter les revendications légitimes depuis trop longtemps. Il faut y répondre maintenant !

Nos revendications

  • Nous voulons les postes à hauteur des besoins dans ce budget !
  • La rénovation du bâti scolaire dans ce budget ! Et pas en 2028 ou 2030 !
  • Une loi pour abroger Parcoursup et la réforme Blanquer du lycée dès cette année !
  • L'augmentation du point d'indice : +10% tout de suite !
  • Un statut pour les AESH avec un vrai salaire !

Les lycéens et les étudiants appellent à la poursuite de la mobilisation, en particulier le 5 novembre, pour rejoindre la grève interprofessionnelle appelée par toutes les confédérations. C'est précisément ce que craint le gouvernement… et c'est pour cela qu'il cherche à manœuvrer.

Dès maintenant, organisons la grève massive le 5 novembre et après :
mettons l'Education nationale à l'arrêt !

**Mobilisations en défense des postes, des classes, des conditions de travail...** 
**Le rapport de force paie !** 

Les personnels ne sont pas résignés à une École « en mode dégradé », à une École qui manque de tout.
  Ils n’attendent pas, ils revendiquent, ils refusent les conséquences des budgets d’austérité de Macron et ses ministres qui donnent la priorité aux dépenses d’armement (plus 6,4 milliards en 2027) sur tout le reste (École, Santé, protection civile...).
  La colère est grande, les revendications sont nombreuses. En cette rentrée scolaire chaotique, marquée par l’austérité de Macron et de tous ceux qui prétendent que les services publics vivent au-dessus de leurs moyens, FO se tient aux côtés des personnels et des parents d’élèves qui exigent des moyens, des classes, des postes.
  À l’annonce des 4 000 suppressions de postes d’enseignement pour la rentrée 2026 (dont 1 365 dans les collèges et lycées) les mobilisations se sont multipliées dans tout le pays, du mois de février jusqu’aux premières semaines de juillet, la plupart du temps avec les parents, les jeunes, pour défendre les postes, les classes, et plusieurs d’entre elles ont obtenu gain de cause. Dès les premiers jours de rentrée, dans plusieurs départements, les mobilisations ont repris et face à la détermination des personnels, plusieurs d’entre elles ont à nouveau été victorieuses.



Montreuil, le 11 décembre 2025

Retrait du guide visant à « acculturer » nos élèves à la défense !   

 « Acculturer les jeunes à la défense », tel est le titre du guide adressé par le ministère de l’Éducation nationale « à l’ensemble de la communauté éducative, aux armées et à leurs partenaires engagés dans le développement du lien Armée-Jeunesse et la diffusion de l’esprit de défense ». Après le SNU et les classes « Défense », après le discours du général Mandon nous demandant d’être prêts à sacrifier nos enfants, après l’annonce par Macron du retour du service militaire, un nouveau cran vient d’être franchi. 

La FNEC FP-FO exige le retrait du guide « Acculturer les jeunes à la défense ». 

 Elle appelle les personnels à se réunir, à prendre position et décider de toutes les initiatives pour empêcher cette destruction de l’Ecole au compte de la guerre et de tous ses profiteurs. 

« Pass Culture » :  nouvelles coupes budgétaires ! 

Personnels et artistes unis pour défendre l’égal accès à la Culture pour tous ! 

Par un courrier adressé aux chefs établissements le 30 janvier, les rectorats, sur consigne ministérielle, annonçaient que, dans le cadre du Projet de Loi de Finances (PLF) 2025, le budget attribué à la part collective du Pass Culture baisse de 97 millions d’euros en 2024 à 72 millions. Compte tenu des dépenses déjà engagées, il ne reste déjà plus rien pour 2025 !

Du jour au lendemain, les personnels de direction, les équipes pédagogiques se sont trouvés mis devant le fait accompli et contraints de renoncer à des projets culturels programmés depuis la rentrée dans le cadre de l’Education Artistique et Culturelle (sorties cinéma, spectacles, visites de lieux culturels, interventions d’artistes…). Dans le même temps, des structures, des artistes ont été confrontés à l’annulation de contrats en collaboration avec des établissements scolaires.

 

Le ministère de l’Éducation nationale justifie ces mesures par « le contexte budgétaire actuel », c’est-à- dire par la cure d’austérité de 50 milliards d’euros du budget Bayrou, soit 10 milliards de plus que le budget du gouvernement Barnier censuré le 4 décembre 2024.

Il faut croire qu’à l’heure de l’austérité et de l’économie de guerre, qui voit les crédits d’armements progresser, quand ceux de la Santé, de la Culture et de l’École sont plafonnés ou réduits et que des centaines de postes sont supprimés à la rentrée 2025 dans plus de la moitié des académies, un tel dispositif est de trop.

Il est vrai que pour le président Macron, l’urgence n’est pas d’instruire la jeunesse, ni de lui donner accès à la Culture, mais, comme il l’a déclaré lors de ses vœux aux armées le 20 janvier, de lui donner « le choix

de servir (…) d’apprendre avec les armées et d’en renforcer les rangs ».

 

Face à ces annonces, la colère a immédiatement saisi les personnels des établissements scolaires et culturels, les artistes. Ils ont raison ! La décision du gouvernement est inacceptable !

NON à l’austérité, NON aux coupes budgétaires !

OUI à l’égal accès pour tous à l’instruction et à la Culture !

 

La FNEC FP-FO et la FASAP-FO soutiendront toutes les initiatives des personnels et des artistes pour l’ouverture des crédits nécessaires au maintien de tous les projets culturels prévus dans le cadre de la part collective du Pass Culture, pour la mise en œuvre des moyens nécessaires pour garantir à tous un égal accès à l’instruction et à la culture (à commencer par l’arrêt des suppressions de postes, la création des postes nécessaires, l’arrêt des contre-réformes en cours…).

 

Par ailleurs, la FNEC FP-FO et la FASAP-FO réaffirment leur revendication que les crédits attribués au Pass Culture individuel (un peu plus de 200 millions d’euros), sorte de chèque « éducation » à l’américaine (pour les jeunes de 15 à 18 ans), soient intégralement reversés au service de l’accès de tous à la Culture.

 Paris, le 3 février 2025

 Fédération Nationale de l’Enseignement, de la Culture et de la Formation Professionnelle FO

Fédération des Arts, du Spectacle, de l’Audiovisuel et de la Presse FO